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Réponse aux questionnements d’une cheminante

La plupart des druidisants contemporains ont été catholiques ; ou protestants ou orthodoxes. Cela importe peu. Personnellement, j’ai été baptisé, puis un bon élève du cathéchisme, j’ai fait ma communion solennelle et ai été confirmé : et c’est à ce dernier stade que les choses "se sont gâtées" ; j’avais alors à maintes reprises, posé plusieurs questions – dont trois majeures – aux prêtres catholiques qui me conseillaient : 1) L’Univers aurait-il eu besoin d’un créateur puisqu’il semblait lui-même immortel (et pourquoi ne le serait-il pas ?) ? 2) Et si, éventuellement, l’Univers avait réellement eu besoin d’un créateur pour surgir, qui avait engendré ce Dieu lui-même ? (et si Dieu n’avait pas eu besoin de créateur, pourquoi l’Univers en aurait-il eu besoin… ?) 3) Si Jésus était venu pour sauver les hommes, qu’en était-il des humanités qui avaient précédé sa venue, qu’en était-il des animaux, de tous les autres êtres vivants ? Aucune réponse intelligible n’étant venue me convaincre, j’en avais conclu que le Créateur était un "intermédiaire" inutile, et Jésus un créateur de secte (comme plus tard Mahomet, … et bien d’autres !). Mais j’arrête là mes blasphèmes … pardonnez-moi !

Pour le Druidisme, d’ailleurs, l’existence d’un dieu ou non n’est ni centrale (comme dans les monothéismes), ni même intéressante : il y a parmi nous des déistes, des panthéistes (surtout), des polythéistes et des spiritualistes athées. Ce qui importe, c’est la mise en harmonie avec la Manifestation. L’homme doit, d’abord, être un adepte de la "Vérité vraie", "être en vérité" dans tous les actes de sa vie, et notamment dans ses rapports avec le monde ; pour cela, il doit comprendre ce monde en le connaissant (travail d’approfondissement de la Loi du Bon Ordre de l’Univers), puis le respecter, l’aimer enfin.

Quant à la réincarnation, la plupart des membres de la Kredenn Geltiek Hollvedel y croient. Remarquez que j’utilise le verbe croire ; ce qui signifie, effectivement, qu’il y a une incertitude et que cette opinion doit pour cela rester une option libre et multiforme : ainsi, certains estiment qu’après la mort l’âme se choisit, lors d’une fécondation, un couple de géniteurs pour renaître. D’autres pensent qu’il n’y a pas de liberté de choix, et que l’on est "affecté" selon les mérites acquis ou perdus dans les vies précédentes. Enfin, il en est qui considèrent que l’on ne se réincarne que dans une descendance (réincarnation génétique). En outre, plusieurs avancent que la réincarnation peut s’effectuer aussi bien vers le passé que vers l’avenir.

Concernant les esprits, rien ne contredit leur existence : en effet, il n’y a pas là supposition mais fait réel : tout est vivant dans l’Univers (chacun ayant son propre style de vie), ce qui signifie que toute partie de la manifestation a une âme (du latin animus, "principe de vie") ; c’est cette âme que l’on appelle communément esprit que l’on perçoit parfois auprès d’un arbre, d’un rocher, d’une herbe, etc…

A propos de l’indépendantisme culturel, il ne peut malheureusement pas exister sans indépendance politique (la situation actuelle le prouve bien) : c’est clair pour la Bretagne, mais c’est encore plus clair pour les anciennes provinces soviétiques qui se sont dégagées de l’emprise russe aussitôt qu’elles ont pû. Que seraient devenus les pays baltes s’ils étaient restés dominés, et même la Pologne ?

Gobannogenos

Adrima - Numéro

52

Éditorial :

Confinement et réalisation,

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