Image

RAPPEL : LES DIEUX ET NOTRE CORDIANCE

Dans nos liturgies, de nombreuses invocations sont faites à nos dieux celtes. Ce qu’il faut savoir, pour comprendre cela, c’est que la notion de croyance, au sens moderne du terme, n’est pas forcément présentes dans ces appels. Précisons, préalablement, que notre petite communauté n’a pas pour but d’apporter à ses membres d’un quelconque et illusoire salut éternel, mais vise à les mettre en conformité avec la spiritualité de leurs ancêtres, de leur race, celle des Celtes.

Notre « croyance » est en fait une cordiance, c'est-à-dire une conviction que nous portons au fonds de notre cœur, établie sur la vérité exacte, dûment constatée, donc scientifique, des réalités du monde, même si cela s’exprime sous des formes de mythes et d’allégories. Il ne s’agit évidemment pas là d’une crédulité basée sur des superstitions, des articles de foi et des mystères.

Pour le Celte vrai, le fait divin n’est pas central et n’est pas sujet à cette obsession de soumission que l’on observe chez les monothéistes : un druidisant peut être panthéiste, polythéiste et même athées, plus difficilement monothéiste (... car le dieu unique, triste Yahvé/Jéhovah/Allah, n’est qu’un tyran, ... or, prosternation et même génuflexion sont jugées indignes et avilissantes par les nôtres).

Pour le Celte, la vie est, depuis ses origines, perfectionnements successifs pour la survie ; l’être humain n’est que le maillon d’une très longue chaine : sa lignée. C’est à l’affermissement des chances de maint et d’amélioration intrinsèque de cette dernière que chaque instant de sa vie d’individu devra être consacrée. Après la mort de l’individu, il n’y aura plus rien pour lui, sinon souvenirs et cendres et peut-être la gloire si sa vie a été pleinement conforme à sa vocation, ainsi que la réalité d’une descendance plus belle et plus solide, ... si elle existe et surtout si elle garde les même objectifs tout en demeurant inébranlable dans la mise en concordance « tous azimuts » ave le onde réel (harmonie avec la Nature, du corps et de l’esprit, avec lui-même, les autres, le passé, l’avenir).

Mais alors, que sont donc les dieux ? En tout état de cause, ils constituent, d’abord, des supports de méditation. Ce sont des entités utilisées pour représenter les forces dirigeantes dont chaque aspect des mondes visibles et invisibles semble devoir être issu. Une divinité doit être pensée comme une énergie causale et transcendante que se manifeste dans une variante particulière de l’univers perceptible.

Avant toute chose, il y a le Principe de l’Universelle Énergie, cette unité primordiale dont les mondes sont composés, dont tout est fait, même nous autres, puisque la matière est énergie condensée. Trois tendances fondamentales et interdépendantes - autrement dit trois dieux majeurs – sont soumises à ce Principe supérieur et unificateur commun :

  • Ce qui, dans l’univers, est producteur des êtres,
  • Ce qui tend vers un grand degré de cohésion (force centripète),
  • Ce qui représente la dispersion (force centrifuge).

C’est à partir de cela que tout va se diversifier en tendances et forces diverses, représentant les apparences du monde, de la nature, chacune personnalisée en une divinité. Du fait de l’extrême complexité de l’univers, les dieux – qui peuvent ainsi être des représentations mentales de certains états, de certaines vertus aussi bien que l’incarnation dans un objet concret de la force qui anime la nature – sont très nombreux.

Recherchons, pour savoir et tenter d’approcher l’évanescente étoile de la Sapience : Stirona.

Gobannogenos

Adrima - Numéro

51

Éditorial :

Rappel : Les Dieux et notre Cordiance,

50

Éditorial :

Un siecle de Ialon et de Dedma,

49

Éditorial :

Honorer les Dieux,

48

Éditorial :

Le Bon Ordre,

Boutique

Recevez la Newsletter

Soyez prevenu de la parution du nouveau Ialon
et lisez l'Éditorial en exclu ...