Titre : Spirituality of druidic traditions in European Far-West

 

Résumé : Notre histoire, nos actions, dans le passé, le présent et le futur.

 

Introduction : Ce que nous sommes : Druides et druidisants (le druide est "l'initié de Celtie", progressant vers la Connaissance et maîtrisant le celtique ancien, ou au moins une langue celtique d'usage ; le druidisant est en progression vers la Connaissance).

 

Ni 'zo drouized, drouized eus Breizh.

Deus ar vro dirak ar mor e vezomp.

Ha gant Mammdouar or c'horfoù dougenn e reas. Ha gant Tantad an duchennoù lakaad e reas ennomp on eneoù.

Ha dre Nouevre e vez Spered en-dro ac'hanomp hag ennomp.

Ha dre'n Dour ar buhez nijal e reomp barzh ar vezañs ar bedoù.

Ha gant  telenn Aer ni a seni or sonerez. Kaset a ra ganeomp ul lod ar furnezh or bed. Amañ lakaet emaomp gant avelioù gwalarn, avelioù an inizi hanter-noz ar bed.

Ni 'zo drouized, drouized eus Breizh !!!

 

("Nous sommes druides, druides de Bretagne.

Du pays de devant la mer, nous sommes.

Et par la Mère Terre notre corps a été porté, et par le feu père sur les collines ont été amené en nous nos âmes.

Et par l’Ether, l’esprit est autour de nous et en nous. A travers l’eau de la vie nous nageons dans l’existence des mondes.

Et, par la harpe de l’air, nous jouons notre musique, nous avons amené avec nous, une part de la sagesse de notre monde.

Nous avons été amenés ici par les vents du nord-ouest, les vents des îles du nord du Monde.

Nous sommes des druides, des druides de Bretagne !!!").

 

Origine des peuples d’Europe extrême occidentale :

 

Dès 2 200 avant l'ère vulgaire, des apports celtiques [ethniquement aryens] ([1]) successifs sont attestés par les textes anciens et par un grand nombre de traditions similaires à celles de l’Inde védique. De nombreuses tribus venues d’Europe centrale, peut-être de plus loin, finissent par s'établir peu à peu à l'Occident de l'Europe. Il existait cependant (sur place), une tradition plus ancienne, matérialisée par les mégalithes : les tumulus de Barnenez ou d’Arzon, 4 500 ans avant notre ère, sont parmi les plus anciens ensembles architecturaux connus au monde ; mais aussi celui de Gavr'inis, grotte artificielle, initiatique construite sur un plan pyramidal, 700 ans avant la première pyramide de Gizeh en Égypte. Cette tradition des mégalithes semble d'ailleurs assez universelle puisque l’on retrouve des vestiges imposants en Asie, Inde, Afrique du Nord, en Amérique. En Europe elle se concentre sur les côtes atlantiques.

On constate que la plupart des symboles utilisés par les Celtes existaient déjà au 3ème millénaire sur le terroir où leur présence est attestée aux époques historiques.

 

Au sujet de l’origine des druides :

 

D’après les auteurs anciens les druides seraient originaires des îles au nord du Monde : Cercle arctique, ([2]) nord de l’Écosse ou ancienne culture de l’Atlantide ([3])? Mais leur date d’arrivée est inconnue. D’après la mythologie, trois dieux venus des îles au nord du monde, Lugus, dagodêuos et Nodons ([4]) amenèrent en Celtie [c'est-à-dire les Pays celtiques] la sagesse, la science ([5]), la prophétie et la magie ainsi que quatre objets sacrés qui sont les symboles des points cardinaux : pour le nord le chaudron de dagodêuos de l'île de Moriassos, pour l'est le glaive de Nodons de l'île de Uindiassos pour le sud la lance de Lugus de l'île de Goriassos et pour l'ouest de l'île de Ualiassos la pierre de souveraineté ("la pierre de Fal"), propriété commune aux trois dieux.

 

Opinions, pensée, spiritualité des Celtes :

 

Sur leur propre origine :

 

Jules César, le conquéreur de la Gaule explique leur mystérieuse origine ([6]) : "Les Gaulois se vantent d’être issus de Dis-Pater (le Père des Dieux) [équivalent du dieu romain Pluton qui règne sur le troisième monde, les Enfers] ; c’est une tradition qu’ils tiennent des druides. C’est pour cette raison qu’ils mesurent le temps par le nombre des nuits et non pas par celui des jours. Ils calculent les dates de naissance, ainsi que le commencement des mois et des années en choisissant la nuit pour point de départ".

 

Comme le dit l’un de nos Anciens ([7]) : "compter par nuits, signifie que nous allons vers la lumière".

 

Ce qu'est le druidisme :

 

Le druidisme est une spiritualité adaptée aux peuples celtes, puisque  "sécrétée" par eux-mêmes ([8]) depuis la nuit des temps : pas de messie ni de révélation datée. Il n'y a pas de sauveur, les êtres humains doivent s’assumer eux-mêmes, chacun selon sa spécificité ethnique.

 

Cette spécificité est clairement énoncée dans la triade suivante : ([9])

 

Tri ro Doue da bep bev :

 Kenleunder dimeus e wenn,

 Skiant e zenelezh

Distagidigezh e awen gentañ dimeus ar re all ; a dre se pep hini a ro disheñvel dimeus ar re all.

 

("Trois choses que Dieu à donné à tout être vivant : la plénitude de son espèce (ou de sa nature propre), la distinction complète de son individualité et l’originalité de son awen primitive par rapport à toute autre. C’est là ce qui constitue la personnalité  propre et complète de chaque être").

 

Nous savons que les druides débattaient de question essentielles concernant l’Univers, et qu’ils refusaient tout dogme, en particulier en interdisant tout usage de l’écriture dans leur enseignement.

 

Les textes anciens, en particulier Jules César, attestent de la spéculation métaphysique chez les druides, qui recherchent l’harmonie avec le cosmos :

 " ... les druides discutent aussi sur le mouvement des astres, la grandeur de l’univers, la nature des choses, le pouvoir et l’influence des dieux immortels, et transmettent ces doctrines à la jeunesse". ([10])

 

Nous sommes toujours présents, et fidèles à notre pensée ancestrale, malgré les vicissitudes du temps.

 

Le druidisme est une spiritualité qui reconnaît le rôle déterminant des femmes dans notre histoire et dans notre civilisation celtique.

 

Le druidisme est moniste, ce qui signifie qu'il ne pense pas le monde partagé entre bien et mal, mais que tout est à la fois bon et mauvais : seule importe la Vérité.

 

Il ne fait pas de prosélytisme : l’admission se fait par cooptation. Les futurs membres reçoivent l’initiation.

 

Il y a une grande tolérance interne, pas de monolithisme : la croyance en une ou plusieurs divinités n'est, pour nous, ni un fait central ni une obligation. Et pourtant, dans nos liturgies, de nombreuses invocations sont faites à nos dieux celtes. Ce qu'il faut savoir, pour comprendre cela, c'est que la notion de croyance, au sens moderne du terme, n'est pas forcément présente dans ces appels. Précisons, préalablement, que notre petite communauté n'a pas pour but d'apporter à ses membres les moyens d'un quelconque et illusoire salut éternel, mais vise à les mettre en conformité avec la spiritualité de leurs ancêtres, de leur race, celle des Celtes.

 

Notre "croyance" [en fait une cordiance] est plutôt une conviction que nous portons au fonds du cœur, établie sur la vérité exacte, dûment constatée, donc scientifique, des réalités du monde, même si cela s'exprime sous forme de mythes et d'allégories.

 

Pour le Celte le fait divin n'est pas central et n’est pas sujet à cette obsession de soumission que l’on observe chez les monothéistes : un druidisant peut être panthéiste, hénothéiste, polythéiste, [et même athée], et éventuellement – mais comment serait-ce possible ? – monothéiste.

 

Que sont donc les divinités ? Le Celte peut croire ou non en des dieux, mais en tout état de cause, ceux-ci constituent des supports de méditation. Les dieux sont des entités utilisées pour représenter les forces dirigeantes dont chaque aspect des mondes visibles et invisibles semble devoir être issu. Une divinité doit être pensée comme une énergie causale et transcendante qui se manifeste dans une variante particulière de l'univers perceptible.

 

Pour le Celte, la vie est, depuis ses origines, perfectionnements successifs ; l'être humain n'est que le maillon d'une très longue chaîne : sa lignée.

 

L’état naturel du monde est une chose normale (contrairement aux monothéismes musulman et chrétien). Nous acceptons le monde tel qu’il est et n'essayons pas d'en modifier l’ordre naturel.

 

Avant toute chose, il y a le Principe de l’Universelle Énergie, cette Unité primordiale dont les mondes sont composés, dont tout est fait, même nous autres, puisque la matière est de l’énergie condensée. Trois tendances fondamentales et interdépendantes – autrement dit trois dieux majeurs –  sont soumises à ce Principe supérieur et unificateur commun : ce qui, dans l'univers, est producteur des êtres, ce qui tend vers un grand degré de cohésion (force centripète), ce qui représente la dispersion (force centrifuge). C'est à partir de cela que tout va se diversifier en tendances et forces diverses, représentant les apparences du monde, de la nature, chacune personnalisée en une divinité. Du fait de l'extrême complexité de l'univers, les dieux – qui peuvent ainsi être des représentations mentales de certains états, de certaines vertus aussi bien que l'incarnation dans un objet concret de la force qui anime la nature – sont très nombreux.

 

Le Dedma ("Loi éternelle, ou "chemin de Vie") est l’équivalent celtique du dharma hindou. ([11])

 

La mise en harmonie avec le cosmos permet l’harmonie du corps et de l'esprit, avec soi-même, les autres, le passé, l'avenir et avec le cadre environnant : la Nature.

 

"J’ai été marqué par Math (la Nature), avant de devenir immortel", dit le barde Taliesin. ([12])

 

La sculpture d’Arlon (3ème siècle) ([13]), représente un druide : il lève les deux bras dans la position caractéristique de l’invocation, avec des serpents enroulés autour de ses bras. Cela montre son incorporation aux forces de la Nature.

 

Rapport avec la Nature Mère :

Pour le druide il y a nécessité de se raccorder constamment avec les cycles naturels, la recherche d’une harmonie avec notre Mère la Terre et le rapport sacré avec la vie. Celle-ci est considérée comme divisée en trois d’où tripartition des êtres vivants : corporel, animique et spirituel.

 

C’est la raison pour laquelle le druidisme est une structure traditionnelle constituée en trois corps sacerdotaux spécialisés :

·   les druides : spéculatifs (la pensée), les doctes en études fondamentales.

·   les bardes : démonstratifs (expression de l'idée), les doctes en diction, langue, musiciens, artistes, poètes, historiens.

·   les vates : opératifs (réalisation de l'idée), les doctes des autres techniques.

 

Une illustration de ceci est la série du nombre Deux (Les deux bœufs) : ([14])

 

Daou ejenn deoc’h ur gibi,                             ("Deux bœufs devant une coque,

O sachat, o souheti,                                        Tirant et soufflant,

Edrec’hit an estoni !                                       Voyez la merveille !")

 

Actions actuelles des druides - Que faisons nous ? :

 

* Le rituel :

Les cérémonies se font dans la Nature en période estivale, dans un temple en période sombre. Elles suivent le cours du cycle annuel du soleil et de la lune, qui correspond aux saisons et donc aux activités pastorales et agricoles.

 

* Opposition aux outrages à la Terre Mère :

La pensée druidique est axée sur la Nature et donc en particulier sur la fonction de l’homme en tant que lien entre le Ciel et la Terre et gardien de l’équilibre.

 

Cette nécessité de préserver la Nature nous a été léguée par nos ancêtres ; un exemple en est la "Loi des arbres" : de tout temps, il existait des règles pour protéger les espaces boisés. En Irlande, au 8ème siècle, le droit dénombrait 28 sortes d’arbres classés en 4 catégories. Le fait de couper une branche d’un "arbre noble" devait être compensé devant le tribunal par une génisse. La destruction d’un "bosquet sacré" était punie de mort. Cela explique peut-être que les paysages des contrées celtiques étaient agrémentés d’arbres d’un âge vénérable.

 

Le druide est au centre des batailles qui concernent la préservation des espaces naturels. Quelques exemples :

- opposition à la construction de la centrale nucléaire du Carmet (près de Nantes) vers

1 979.

- druide faisant face au chantier d’extension d’une route à 4 voies en Bretagne.

- opposition au projet d’urbanisation du site sacré de Tara (Irlande).

 

* Réappropriation de lieux sacrés :

Pratiquement toutes les églises catholiques anciennes ont été édifiées sur les lieux sacrés de la religion druidique. Parfois des vestiges considérés par nous comme sacrés, sont encore présents dans les fondations de ces monuments. D’où la nécessité de re-sacraliser d’anciens lieux celtiques, christianisés, puis même parfois, enfin abandonnés par l’Église catholique.

 

Les pardons bretons sont des fêtes religieuses chrétiennes, d’origine païenne qui comportent une procession et des cérémonies auprès d’une source ou d’une pierre sacrée. Autrefois se rajoutait une foire et des jeux.

Les pardons bretons peuvent être comparés aux mela de l’Inde. ([15])

 

* Nous désirons également, nous réapproprier des rites sacrés en participant aux Troménies ("tour de l’enclos sacré"), anciennes processions païennes récupérées par l’Église.  Elles se déroulent selon les mêmes fréquences que les Kumba Mela en Inde (qui ont lieu tous les 12 ans, le dernier en 2 002 et le prochain en 2 014). ([16])

 

La "petite troménie" de Locronan se déroule tous les ans, pendant cinq ans, le deuxième dimanche de juillet, selon un circuit de 5 kilomètres, composé de 12 stations. La "Grande troménie", a lieu tous les six ans, la dernière eut lieu en juillet 2 001. Ce cycle de 6 ans est inclus dans un cycle de 30 ans. ([17]) ([18])

 

* Défense de notre culture et de notre langue :

 

Aujourd’hui nous sommes dans un état de survie, vis-à-vis des oppositions diverses et variées de la culture dominante (le français) qui tend à annihiler notre culture spécifique, en passant par l’interdiction en vue de la suppression de notre langue, le breton.

Ceci est aussi vrai pour les autres langues celtiques vis-à-vis de l'anglais : gallois, écossais, manxois, cornique…

Auparavant, l’invasion romaine au 1er siècle avant notre ère, puis l’installation d’une religion extérieure, le christianisme, à partir du 4ème siècle de notre ère, ont tenté de détruire les fondements de notre religion, enseignée oralement par les druides.

 

État actuel du druidisme et avenir :

 

Ce que nous ne sommes pas :

Les deux volets principaux du mouvement anti-traditionnel ont été le matérialisme et le néo-spiritualisme.

Nous n’avons donc, aucune affinité avec certaines doctrines du passé récent, nées en Europe, qui ont provoqué des dégâts, parfois dans le monde entier : en particulier la théosophie, le spiritisme, l’occultisme, et les religions new âge.

 

Nos forces :

Le mouvement druidique est morcelé en de nombreuses filiations et groupes. Mais depuis peu, un rassemblement des groupes bretons s’opère. Nous en sommes un exemple.

 

Nos objectifs :

La priorité est l’approfondissement de nos sources spirituelles, par l’étude : des origines de nos langues, littérature ancienne, symbolisme, religions comparées, etc.

 

Pour réaliser cela

Nous avons besoin de soutien et d'échanges : pour des comparaisons, études et exégèses des textes traditionnels de l'Inde et du monde celtique, aux fins d'approfondissements spirituels, des discussions et réflexions sur l'état du monde actuel, le tissage de liens solides.

 

Nous avons besoin également, de moyens financiers, pour la création d’un lieu permanent basé en Europe Occidentale. Ce lieu serait calqué, par exemple, sur le modèle des ashrams hindouistes et permettrait d’accueillir des pèlerins et des gens désirant s’instruire, méditer, ou simplement faire retraite.

 

Le combat d’aujourd’hui et de demain consiste à faire face aux religions invasives, qui pratiquent la conversion massive, sans se préoccuper des conséquences sur les groupes humains ainsi déstabilisés. Nous restons particulièrement engagés pour lutter contre le mondialisme et son corollaire de la future religion unique.

 

[Conclusion de la conférence] Klemmgan ("Chant de combat") : [récité uniquement en breton : extraits de la 2ème  partie des DIOUGAN GWENC’HLAN]

 

Me wel an hoc'h 'tont dioc'h ar c'hoad,

Hag he gwall-gamm, gwallet he droad;

 

Hag he voc'higoù tro-war-dro,

Gant an naon bras o soc'ho,

 

Me wel ar morvarc'h enep-tont,

Ken a gren an aod gant ar spont.

 

An dour dindan-han a virvi

Gant an tan daran eus he fri ;

 

Morgezeg en dro dehan ken stank

Hag ar geot war lez ar stank.

 

Dalc'h mat 'ta ! Dalc'h mat 'ta ! morvarc'h ;

Darc'h gant he ben; darc'h, mat 'ta, darc'h !

 

Me wel ar goad evel ur waz !

Darc'h mat 'ta ! Darc'h ta ! Gwashoc'h-waz !

 

Me wel ar goad hed pen he c'hlin !

Me wel ar goad evel ul linn !

 

Darc'h mat 'ta !Darc'h mat 'ta morvarc'h,

Darc'h gant he ben, darc'h mat 'ta, darc'h. »

 

§

§  §


 

[1]     En celtique ancien le mot aryen est bien attesté – arios – et signifie "homme libre", devenu aire en irlandais. 

[2]     Voir les ouvrages de Voe lokamanya bâl gangâdhar Tilak ;

[3]     Formes traditionnelles et cycles cosmiques, René Guénon, 1 970 – Atlantide et Hyperborée – article intitulé Les Pierres de Foudre paru dans le Voile d’Isis, n° de mai 1 929 et formant le chapitre XXV du recueil Symboles fondamentaux de la science sacrée.

p.39 : quant à la question d’antériorité, il faudrait tout d’abord savoir à quelle époque précise remonte le Druidisme, et il est probable qu’il remonte beaucoup plus haut qu’on ne le croit d’ordinaire, d’autant plus que les Druides étaient les possesseurs d’une tradition dont une part notable était incontestablement de provenance hyperboréenne.

[4]     Revue Ialon n° 12, p. 18.

[5]     Il s’agit de la science traditionnelle, à ne pas confondre avec la science moderne, mécaniste (Descartes), puis matérialiste.

[6]     Jules César, La Guerre des Gaules,  Livre VI (53 avant notre ère) – XVIII.

[7]     Esunertos.

[8]     En langue bretonne : ni hon-unan

[9]     Le Barddas [un vieux texte du Pays de Galles] : Triade n° 34.

[10]    Jules César, B.G., livre VI (53 avant notre ère), XIV : Privilèges des Druides et leurs croyances.

[11]    Voir article d'Alain Le Goff.

[12]    Sous le chêne des druides - Kaledvoulc’h - 1931, p.XII

[13]    Shiva et Dionysos, Alain Daniélou, 1 979 (reprint 1 999), p.152 : en Inde Kâlî apparaît couverte de serpents. Shiva lui même porte des serpents comme ornements autour de son cou et de ses bras. L’énergie primordiale, la Shakti, est la puissance de réalisation de Shiva. Elle est le principe du déroulement de la manifestation. Comme origine des cycles des temps, elle est représentée sous la forme d’un serpent. Lorsque l’Univers se déploie, le serpent se déroule, et lorsqu’il se replie sur lui-même, il s’enroule à nouveau et sert de lit à Vishnou (la force de cohésion) endormi, selon un mythe cosmologique issu de l’expérience du Yoga.

[14]    Citation de vers en breton du texte du Barzaz Breiz de Hersart de la Villemarqué.

[15]    Le chemin du labyrinthe, Alain Daniélou, 1 981 p.163 : pourtant lorsque la lune entre dans une de ses "maisons" particulières du zodiaque, des foules immenses s’y assemblent. Ces fêtes ont lieu tous les ans, ou bien tous les quatre ans, certaines deux fois par siècle. On les appelle des mélas. Elles font penser aux pardons bretons. La célèbre Kumbha méla (fête de l’Aquarius, c’est-à-dire le signe zodiacal du Verseau) à lieu tous les douze ans.

[16]    Idem ibid, : en raison de la popularité de la Khumba, une Ardh (demi) Khumba a lieu tous les six ans pour calmer l’attente des pèlerins. Ces Mela ("foires") datent du XIIIème siècle et reflètent le goût des hindous pour l’apparat et les hiérarchies.

[17]    Cours de littérature celtique, H. d’Arbois de Jubainville, 1 884, tome II, p.169 : d’après l’Histoire Naturelle de Pline (77 de notre ère), les druides avaient un calendrier, les années et les mois commençaient le 6ème jour de la lune, donc leur année était lunaire et pour assurer la concordance de cette année avec le mouvement annuel apparent du soleil, ils avaient un cycle de 30 ans, au bout duquel des mois intercalaires, ajoutés à certaines années de ce cycle compensaient le retard (année lunaire de 354 jours, soit 11 jours de retard en moyenne) 30 x 11 = 330.

[18]    La période de 30 ans, d’un siècle "luni-solaire" est associée au cycle de Saturne.